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Preuve photo de la présence de la genette d'Europe dans une forêt près de la ville de Genève (© J. Pesaresi)
15.06.2020

La genette d'Europe (Genetta genetta) a été repérée pour la première fois en Suisse. L'animal, qui a vraisemblablement immigré seul en Suisse, a été immortalisé par un piège photographique près de Genève. 
L'aire de distribution originale de cette espèce de genette est le continent africain, toutefois on la trouve aussi dans la péninsule ibérique et aux Baléares, où elle a probablement été introduite il y a plus de 3000 ans. Pendant longtemps, la genette est restée dans ces régions, mais au cours des dernières décennies, elle s'est répandue plus loin dans le sud de la France. Il semble maintenant que la genette européenne migre plus au nord et pourrait bientôt être plus souvent observée en Suisse.  

Vous pouvez regarder les vidéos du piège photographique ici

Source : Pesaresi J. et Ruedi M. 2020 First Record of a presumed wild common genet (Genetta genetta) in Switzerland. Revue Suisse de Zoologie 127(1) : 101-104.

© pixabay.com
25.05.2020

La pandémie actuelle de COVID-19 se propage depuis le début de l’année 2020 à travers le monde. Elle trouve son origine en Chine, dans la ville de Wuhan, où cette nouvelle pneumonie virale infectieuse s’est déclarée en décembre 2019. Les hôtes de cette souche de ce Coronavirus ont été identifiés comme étant des chauves-souris. Un Rhinolophe asiatique répandu dans la province du Yunnan (Rhinolophus affinis) a été identifié comme porteur d’un coronavirus partageant une forte identité de séquence génétique avec le COVID-19 (96 %). Un hôte intermédiaire est toutefois nécessaire pour le passage de ce virus sur l’homme, le principal suspect est le Pangolin de Malaisie (Manis javanica). L’apparition de la pandémie semble donc due à la mise en contact de chauves-souris et de pangolins sur des marchés où ces animaux sont vendus pour être consommés. Ce genre de situation augmente le risque de transmission de virus d’un hôte animal à un autre. 

C’est à l’issue d’un trafic dû à des activités humaines délictueuses que ce coronavirus a probablement infecté l’homme. Ces pratiques nous confirment une fois de plus qu’aujourd’hui, nous ne vivons pas uniquement une crise sanitaire mais également une crise environnementale dont les chauves-souris sont aussi victimes. Avec l’explosion démographique et la généralisation d’une agriculture prédatrice des ressources naturelles, l’homme se rapproche d’espèces qui le fuyaient, tout en détruisant leurs habitats. Menacées, les chauves-souris sont aujourd’hui protégées dans toute l’Europe. 

Chez nous, toutes les espèces de chauves-souris sont insectivores, dévorant d’énormes quantités de moustiques, mouches, carabes, etc. Elles rendent ainsi des services importants à l’agriculture et à la sylviculture notamment. Ces mammifères sont capables de manger entre 500 et 1000 insectes en une heure ! Une colonie de chauves-souris à proximité d’un verger peut réduire de 50% l’utilisation de pesticides. Comme le précise le communiqué du Centre de Coordination Ouest pour l’étude et la protection des chauves-souris (CCO), la valeur des services écosystémiques des chauves-souris est estimée en Suisse à plus de 100 millions de francs par an. 

Il est primordial de rappeler que le coronavirus se propage uniquement par transmission d’humain à humain. Une transmission directe des chauves-souris à l’homme est hautement improbable dans nos régions, selon le Professeur Cornel Fraefel, de la faculté Vetsuisse de l’Université de Zürich. D’autant plus qu’en Europe, il n’y a quasiment aucun contact direct avec les chauves-souris.Avoir des chauves-souris chez soi représente une chance et non pas un danger. La cohabitation entre hommes et chauves-souris sous un même toit peut se faire sans soucis. Profitons donc d’observer le vol de ces mammifères fascinants lors de leurs chasses aux insectes !

En cas de questions concernant les chauves-souris vous pouvez contacter votre antenne régionale du CCO.

Important : toute personne amenée à manipuler une chauve-souris, par exemple trouvée par terre, doit se munir de gants ou la saisir avec un linge. Avec la peur, un animal se sent menacé, peut crier et mordre. Les précautions de base doivent donc être prises.

Plus d’informations sur les chauves-souris ou sur l’origine des pandémies:
- https://www.lemonde.fr/planete/video/2020/04/19/pourquoi-nos-modes-de-vi...
- https://www.bats.org.uk/news/2020/04/facts-about-bats-covid-19
- Un magnifique film Une vie du Grand rhinolophe, réalisé en France

© Christine Moor / stadtwildtiere.ch
01.05.2020

Le grand corbeau est le "grand" cousin de la corneille, qui est bien plus fréquente et que tous les enfants ont déjà pu observer. Malgré leur cri peu harmonieux, ces deux oiseaux appartiennent aux oiseaux chanteurs, dont le plus grand représentant est justement le corbeau. Les majestueux oiseaux noirs au bec puissant se reproduisent chaque année au Palais fédéral depuis les années 1980. Après la grande rénovation du Palais fédéral, le nid de corbeau n'a pas été occupé pendant plusieurs années, mais depuis cette année les oiseaux sont de retour, comme le montrent de façon impressionnante les photos publiées sur stadtwildtiere.ch, le volet urbain de Nos voisins sauvages.

Ce chacal doré a été photographié au Tessin (Cantone Ticino)
28.04.2020

Le chacal doré (Canis aureus) est arrivé au Tessin. L'observation a été confirmée dans la région de l'Onsernone-Centovalli par le garde-faune local de l’office de la chasse et de la pêche du canton du Tessin, comme l'a annoncé la fondation KORA le 21 avril 2020. Le chacal doré, un prédateur de taille moyenne d'environ 15 kg, est un représentant de la famille des canidés qui se répand naturellement en Europe.

À l'origine, l'espèce vivait en Arabie, en Inde et jusqu’en Turquie. Le changement climatique a permis à cette espèce de se propager vers l'ouest. En Suisse, le premier signalement a été fait dans le nord-ouest des Alpes en 2011. En 2019, des chacals dorés ont été observés dans les cantons des Grisons, de Fribourg et de Genève. Il s'agissait toujours d’observations d'animaux isolés.

Fondation Kora, écologie des carnivores et gestion de la faune sauvage

Un jardin naturel permettra au hérisson de trouver sa pitance et un couvert approprié
30.03.2020

Au menu de ce numéro spécial hérisson d'avril 2020 :

La vie des hérissons : biologie, chasse, bagarres, menaces, sa vie n'est pas de tout repos !

Les raisons de la disparition du hérisson et l'ampleur du déclin tel que l'ont montré les derniers recensements...

Enquête auprès des centres de soins, ce qu'ils font, les causes de blessures et de mortalité...

Comment faire de son jardin un paradis pour les hérissons : nombreux conseils pour en faire un refuge adapté à la famille à picots !

Pour en savoir plus et commander : www.salamandre.org

Les petites crottes du hérisson ont 1 cm de diamètre et sont longues de 2-3 cm
15.03.2020

Les passages nocturnes du hérisson se signalent souvent par l'abandon dans les allées et les chemins parcourus de petites crottes caractéristiques. Généralement noires, elles sont parfois un peu molles (ingestion de mollusques), ou brillantes et friables (débris d'insectes). Alors, ouvrez l'oeil !

Paysage des Alpes vaudoises (c) Alpes vivantes
23.12.2019

De 400 mètres à plus de 3000 mètres d'altitude, les Alpes vaudoises sont d'une très grande valeur pour la biodiversité alpine: forêts, montagnes, fonds de vallée ou encore près et pâturages secs. De nombreuses espèces protégées se trouvent dans cette région. Mais nos connaissances quant à la distribution de la faune sauvage restent limitées. 

Le projet "Nos voisins sauvages Alpes vivantes" a pour but d'aller à la rencontre de la faune sauvage présente dans et autour des villages de la région et de compléter les lacunes de connaissance sur la répartition des différentes espèces. Ainsi, le projet veut collectionner, ensemble avce la population, les observations d'animaux sauvages.

Après le Val de Ruz, c'est ainsi la deuxième région de Suisse romande à lancer un projet régional. C’est à la toute nouvelle Association Alpes vivantes qui est porteuse du projet. L’Association peut compter sur la participation des trois communes fondatrices, Aigle, Ollon-Villard et Gryon. Avec son propre projet local de Nos voisins sauvages, l’Association veut rendre les quelques 18'000 habitants du périmètre attentif à la faune régionale. Les premiers projets et appels à la population seront lancés début 2020.

12.08.2019

Une observation actuelle d'écureuil, © Judith Niggli / wildenachbarn.ch

Mardi 6 août, la 40'000e observation a été annoncée sur les plates-formes Nos voisins sauvages et Stadtwildtiere. Il s’agit d'un renard en ville de Lucerne.
Le projet Faune urbaine a été lancé à Zurich en 2013, suivi en mai 2016 par le projet Nos voisins sauvages qui est désormais actif tant Suisse alémanique qu’en Suisse romande. En parallèle, des projets locaux existent dans 8 villes et 5 régions en Allemagne, en Autriche et en Suisse.

Un grand merci à tous les observateurs. Nous attendons déjà avec impatience les 40'000 prochaines annonces sur nosvoisinssauvages.ch, wildenachbarn.ch, stadtwildtiere.de, stadtwildtiere.at, stadtwildtiere.ch, wildenachbarn.de et wildenachbarn.at.

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